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100 % Neymar JR – Dans l’histoire

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DANS L’HISTOIRE

5 août 2017, Parc… du Prince. Un soleil brésilien enveloppe une capitale qui étire son frisson depuis qu’un phénomène a posé ses pieds d’or, la veille, sur la terre d’Ile-de-France. Dans un brouhaha dont l’enceinte de la Porte d’Auteuil a le secret, Nasser Al-Khelaïfi accueille sur un podium siglé « Bem-Vindo Neymar Jr » sa nouvelle étoile. Les décibels sont formels : avec ce vacarme, Paris est déjà sous le charme. Aucun doute possible, le Paris Saint-Germain vient de basculer dans la “Neymarmania“.

Adoubé illico, le Brésilien s’adonne à son premier show. Au micro, il a glissé un « Ici c’est Paris ! » en conquistador averti. En solo, il file vers la Tribune Auteuil, pour se délecter de l’engouement du peuple Rouge et Bleu. Neymar en mode rockstar : plus que jamais, la consonance prend tout son sens.

En ces instants incandescents, deux images interpellent. D’abord, ce sourire figé sur le visage de l’intéressé, qui vit son rêve éveillé. Quelques mètres plus haut, depuis la tribune présidentielle, la même expression se lit sur les lèvres du “Senior“ de la famille. Père et fils unis par la fierté, le temps d’un instantané. Comme toujours, finalement. Pour dessiner les contours de cette filiation empreinte de passion, il convient de rembobiner le film. Chez les Neymar, le football est un art, qui se cultive au fil des générations. En voici les racines.

Six poumons et trois cœurs “santistes“

Prédestiné. A la lecture de son pedigree, partir sur les traces de Neymar Jr nous renvoie irrésistiblement à ce qualificatif. Comme si, 25 ans en arrière, les dieux du football s’étaient penchés sur son berceau. La géolocalisation divine a jeté son dévolu sur Mogi das Cruzes, à une cinquantaine de kilomètres de São Paulo, un 5 février 1992. Pauliste, le nouveau-né de la fratrie Neymar vient au monde avec une fibre “santiste“ chevillée au cœur.

Ce sang Noir et Blanc coule alors depuis longtemps dans les veines familiales. Seul Ilzemar, grand-père de “l’élu“, avait initié cet attachement inconditionnel au Santos FC. Neymar Senior hérita de cette fascination, avant de transmettre cet ADN à son illustre fiston. En se parant de cette tunique mythique, “Ney“ va ainsi enfiler le poids de la tradition et du respect de ses aînés. Jouer avec six poumons et trois cœurs est assurément un gage de virtuosité !

Alors que Neymar Jr n’a que quatre mois, le temps va retenir son souffle. Victime d’un sérieux accident de la route en juin 1992, le bébé “Ney“ s’en sort avec quelques égratignures. Béni, on vous dit. Il fêtera son premier anniversaire en famille dans les bras de sa mère, Nadine. Joueur professionnel après être passé par les équipes de jeunes de Santos, son paternel devra interrompre momentanément sa carrière pour tourner la page de cet accident.

Le ballon, outil d’émancipation

Ailier droit de formation, Neymar 1er raccroche finalement les crampons à 32 ans, après avoir évolué dans l’antichambre du championnat Brasileiro. Un vécu qui l’aide à déceler le talent – inné – de sa progéniture. « Quand il avait 3 ans, je me suis rendu compte que quand je lui lançais le ballon, il me le renvoyait tout droit. Il voulait dialoguer en utilisant un ballon. Il s’exprimait à travers lui », se souvient le mentor, dans la biographie Neymar, mon histoire, rééditée en octobre 2017 (voir ci-contre).

Cette appétence pour le ballon va mûrir non pas sur les gazons mais sur les parquets de futsal. C’est culturel : au Brésil, l’initiation au jogo bonito (beau jeu) passe par le jeu à cinq contre cinq, histoire de conjuguer au pluriel sa palette technique et de s’inscrire dans le glorieux sillage de Ronaldo et Ronaldinho, adeptes de cette pratique “indoor“ avant de devenir, sur l’herbe des grands terrains, des joueurs collector.

Avant de se muer en dévoreur d’espaces, il faut apprendre à maîtriser sur le bout de la semelle le moindre centimètre carré de surface. Une science, un art de jouer, d’improviser souvent, d’inventer surtout, que “Juninho“, son surnom à l’époque, va développer de 7 à 11 ans. En salle, ce petit gabarit dénote déjà, par la vivacité de ses appuis. Sous les couleurs de la Portuguesa Santista, un regard d’expert scrute, épie sa vista et sa grinta.

Séduit par le profil racé de la pépite, Zito le convainc d’exprimer ses qualités en plein air, au Santos FC, là où Pelé est né au jeu. Double champion du monde avec le Brésil (1958 et 1962), acolyte du Roi de toujours du football brésilien, Zito se porte garant pour polir ce diamant. Les portes de Vila Belmiro (le stade de Santos) sont grandes ouvertes : le “futsaleur“ peut désormais endosser son costume de footballeur.

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100% NEYMAR JR

Novembre – Décembre 2017

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