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Au cœur de la formation

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DIRECTEUR, ENTRAÎNEURS, PRÉPARATEURS PHYSIQUES, RESPONSABLES DE LA LOGISTIQUE, INTERVENANTS MÉDICAUX… LE RESSENTI EST UNANIME : AVEC LEURS JEUNES PROTÉGÉS EN DEVENIR, ILS FORMENT,
TOUS ENSEMBLE, UNE FAMILLE ROUGE ET BLEU DONT ILS SONT FIERS.

Jean-François Pien

51 ans, directeur du centre de formation, au club depuis 2016

« Mon rôle, au quotidien, est très large. Je dois avoir un regard sur la globalité de la formation. Je travaille en relation et en collaboration avec Carles Romagosa (directeur technique du centre) et Luis Fernandez (directeur sportif du centre). Je m’extraie de toute la partie technique pour me centrer principalement sur les relations avec les différents responsables : sur l’aspect budgétaire, l’aspect contractuel des joueurs (la relation avec les agents, les familles, les avocats…), mais aussi les thèmes liés à la scolarité. Au centre de formation, au centre de préformation, au centre CFA omnisports, je m’occupe de tout ce qui tourne autour du jeune. La formation n’est pas facile à mettre en mettre en place, à maintenir et à développer. Aujourd’hui, nous essayons d’être un peu plus performant dans tous les domaines, mais principalement dans l’accompagnement du joueur. Au niveau de la préformation, nous considérons que les jeunes ont un triple projet : scolaire, éducatif et sportif. Les deux premiers sont essentiels à la bonne réussite du troisième. À partir de la formation, ces trois projets doivent être présents, mais le sportif prend le dessus avec un nombre d’entraînements plus important en volume, même si la scolarité reste essentielle. Aujourd’hui, nous savons que la carrière d’un joueur peut être courte. Certains n’y arriveront pas et, du coup, il est très important de construire des hommes avant de construire des footballeurs. Nos jeunes ont des saisons très remplies, entre examens et compétitions internationales. Nous faisons en sorte d’avoir un accompagnement suffisamment bon pour qu’ils puissent atteindre ce double projet. L’aboutissement de notre travail, c’est de voir évoluer ces jeunes. Les voir atteindre le haut niveau est une fierté pour le club. Ma plus grande satisfaction, c’est de voir des garçons épanouis, heureux et qui ont envie de s’investir. Par la suite, tout cela se retrouve forcément sur le terrain. ».

Laurent Huard

44 ans, entraîneur de l’équipe U17, au club depuis 2015.

« Nous essayons d’apporter à nos jeunes l’exigence du haut niveau afin de les préparer à ce qui va les attendre par la suite. Il faut leur montrer que le chemin n’est pas tout tracé, qu’il y a beaucoup d’obstacles, beaucoup de marches à franchir. Ce qui est important, c’est de garder cette notion de plaisir, même si ce n’est pas évident car les jeunes se mettent une certaine pression. Ils ont souvent envie d’avancer très vite, d’avoir des résultats rapidement. Le joueur de football est plutôt impatient et, à 17 ans, ils sont encore très loin du but. Nous essayons donc de garder ce plaisir, de faire en sorte qu’ils ne soient pas “remplis” de pression. Dans le jeu, dans toutes les situations, nous avons besoin de temps. Chaque parcours est différent, chacun écrit l’histoire comme il l’entend. Aujourd’hui, les clubs s’inscrivent sur la durée. Nous faisons des choix assez tôt avec des jeunes joueurs. Lorsqu’ils rentrent au centre de formation, ils ne sont pas jugés lors de leur première année. C’est un objectif sur trois ans, nous souhaitons les accompagner jusqu’à la Terminale. Sur des jeunes un peu plus âgés, nous rentrons déjà dans les détails, avec une préparation un peu plus importante des matches, avec une vision à moyen et long terme.

Nous allons nous focaliser sur des termes de séances, souvent sur une semaine, afin de l’appliquer en match, le week-end. Il peut parfois nous arriver d’axer le travail de la semaine sur de la transition défensive, ce qui demande beaucoup d’énergie.

Et nous pouvons donc arriver fatigués en fin de semaine. Ce qui nous importe, c’est qu’ils comprennent les attentes des thèmes, chaque semaine. Nous sommes dans l’apprentissage, nous ne pouvons pas forcement tout gérer. C’est pour cela qu’il faut arriver à cibler, à gérer, avec pédagogie, pour que les jeunes ne se dispersent pas. Malgré les bons résultats des U17 depuis plusieurs années (champions de France 2011, 2016 et 2017), nous ne sommes pas focalisés là-dessus. Nous souhaitons gagner, mais c’est le sportif de haut niveau qui doit gagner, nous préférons nous concentrer sur les moyens à mettre en place pour y arriver. Si nous sommes exigeants et que nous mettons de l’intensité, au vu des jeunes que nous avons, il est plus facile de gagner. »

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