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Interview Rodrigo Corrales

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HANDBALL TIME

RODRIGO CORRALES

« Nous sommes entrés dans l’histoire »

Entretien réalisé par Juliette CAROUGE

 

De tout le contingent des internationaux du Paris Saint-Germain partis disputer le 13e Championnat d’Europe en Croatie (du 12 au 28 janvier), Rodrigo Corrales n’était pas forcément favori pour décrocher le titre suprême. Après un ultime choc au premier tour contre l’Allemagne d’Uwe Gensheimer (37-21), la doublure de Thierry Omeyer chez les Rouge et Bleu était dans le but de la Roja qui a mis fin aux rêves de l’équipe de France en demi-finale (27-23). Avant de voir son équipe atteindre le nirvana à l’issue de la finale disputée, à Zagreb, contre la Suède de Jesper Nielser (29-23) devant 9 000 spectateurs. Une émotion que le gardien de 27 ans (29 sélections) revisite avec AU CŒUR DU CLUB.

Rodrigo, félicitations pour ton titre de champion d’Europe. C’est ta première médaille lors d’une compétition internationale, c’est aussi le premier titre européen de la Roja. Quelle est la saveur de cette médaille ? 

Cette médaille est incroyable ! Je n’oublierai jamais cet Euro. Cette équipe d’Espagne, c’est plus qu’une simple équipe, nous sommes un groupe d’amis. Nous avons débuté en sélections de jeunes ensemble et, aujourd’hui, nous sommes champions d’Europe. C’est fabuleux de partager de tels moments. Nous sommes entrés dans l’histoire du handball espagnol. Notre titre est une étape importante en vue des futurs horizons.

Avant de débuter la compétition en Croatie, l’Espagne s’était-elle fixée comme objectif de remporter le titre ?

Franchement ? Notre objectif était le même que l’an passé, lors du mondial en France : les demi-finales. L’année dernière, nous avions été éliminés par la Croatie, en perdant par un but d’écart. Cette année, nous voulions arriver à cet Euro avec la même envie, mais avec plus de repères tactiques afin d’être prêts à affronter toute situation. Depuis la première minute de la compétition, tous les membres de l’équipe étaient prêts, nous avions l’envie, la passion… Et nous avons gagné !

Votre défaite, en début de parcours, face à la Slovénie, vous a-t-elle boosté pour la suite de la compétition ?

Oui, complètement. Nous devions gagner ce match, mais les Slovènes ont été très bons et nous avons eu beaucoup de difficulté en attaque. Nous en sommes ressortis très frustrés. A la fin de cette rencontre, les cadres ont pris la parole pour dire que la compétition n’était pas finie, que nous n’aurions plus le droit à la moindre erreur.

Le deuxième gardien espagnol, Gonzalo, s’est blessé en quart de finale face à l’Allemagne. Tu savais donc que tu serais titulaire lors de la demi-finale face aux Français, favoris de la compétition… Comment as-tu préparé ce match particulier ?

C’était une vraie opportunité ! J’ai préparé ce match avec beaucoup de sérieux. C’est une chance de pouvoir jouer ce genre de rencontre. Être sur le terrain, c’était incroyable. Et le plus important était de gagner, ce que nous sommes parvenus à réaliser.

Qu’as-tu ressenti, en tant que Parisien, à l’idée d’affronter les frères Karabatic, Luc Abalo et Nedim Remili, ces joueurs dont tu connais parfaitement les caractéristiques ?

Effectivement, ces joueurs sont mes coéquipiers en club et beaucoup de personnes me l’ont fait remarquer (rires) ! Mais, en match, c’est toujours différent. Nous connaissons tous les qualités individuelles des Français. J’ai analysé leurs mouvements comme je le fais avant chaque match, quel que soit l’adversaire. Ce jour-là, nous avons surtout accompli un très gros match défensif. Nous avons réussi à faire déjouer cette équipe de France grâce à un travail collectif.

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