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La Capitale des coeurs

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POUR LA VIE

LES ROUGE ET BLEU EN ONT VU DE TOUTES LES COULEURS EN BIENTÔT CINQUANTE ANS D’EXISTENCE. DES JOIES, DES PEINES, DES TITRES, DES ÉCHECS. DANS LES MOMENTS DE GLOIRE COMME DANS LES HEURES PLUS SOMBRES, LES SUPPORTERS DU PARIS SAINT-GERMAIN N’ONT EU DE CESSE D’EXPRIMER LEUR FIDÉLITÉ, LEUR IDENTITÉ ET LEUR FERVEUR. PLONGÉE DANS LES RESSORTS D’UNE PASSION BRÛLANTE

 

Un Ils s’appellent Jonathan, Omar, Emilie, Pierre, Frédéric, Bruno, Tudo, Jérémy. Ils sont commerciaux, directeur marketing, anciens joueurs professionnels, employés, publicistes. Ils ne se connaissent pas, vivent dans Paris intra- muros, en banlieue, à l’étranger, prennent le métro, le RER, le scooter, la bagnole pour se retrouver au même endroit : le Parc des Princes. Et tous partagent un même culte, un même frisson : le Paris Saint-Germain. Comment devient-on fan des Rouge et Bleu ? A quelle source se puise cette passion puissante ? Et pour quelles raisons, au l des saisons, des mariages, des naissances, des succès et des échecs, de tous les aléas d’une vie, ces amoureux du Parc continuent-ils de vibrer pour ce PSG à l’identité si singulière, seul club majeur d’une mégapole de 12 millions d’habitants ? “Je suis amoureux de Paris, de la ville, de ce que ça représente. Tu ne dois considérer que le club de ta ville. C’est dans mon ADN, je ne me suis pas laissé le choix, c’était presque naturel. Je me sens plus Parisien que Français”, étaye Jonathan, 37 ans et abonné depuis 2010. “Jon”, c’estle mec qui donne l’impression de revenir de vacances toute l’année avec son teint halé. Son scooter recouvert de stickers à l’ef gie du club est connu comme le loup blanc dans son quartier. Il en a même fait une vidéo puisqu’il s’était promis qu’en cas de signature de Kylian Mbappé au PSG, il remonterait les Champs-Elysées nu sur sa monture. Pari relevé.
Comme lui, ils sont des milliers à ne pas savoir rationaliser leur amour pour le PSG. “J’ai plus de 40 ans, trois enfants et pendant très longtemps, j’ai été voir les matches seul, je n’avais trouvé aucun pote qui souhaitait s’abonner avec moi, se souvient Frédéric, cheveux courts et regard malicieux. Les gens ne com- prenaient pas mon délire solitaire mais j’en avais besoin. C’est le club de ma ville. Pour lui, j’ai été à So a, Madrid, Malmö…”. Frédéric encore : “Tout est énorme dans ce club, rien n’a de sens. C’est à la fois les paillettes et la boue du football du dimanche. Pendant longtemps, j’ai été abonné dans la même tribune que le SDF de ma station de métro. Ça fait trente ans qu’à chaque début de saison, je suis persuadé que l’on va tout gagner.

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PASSION PSG

Janvier – Février 2018

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